Le carnet vieilli de Nòlmë, entièrement rédigé en elfique ancien
Ces deux trolls m'apprirent beaucoup sur leur peuple, leur chef et leur but. Ces trolls jouissent d'une extraordinaire résistance physique. Ils peuvent guérir de blessures très graves, voire régénérer leurs membres coupés. J'ai tenté de synthétiser cette capacité à l'auto-régénération sans trop de succès. J'ai réussi à produire un effet similaire mais le prix à payer peut être plus élevé que le bénéfice obtenu.
Cette sous-espèce particulière de troll semblent être couverte d'une fine couche de mousse, parfaitement adaptée à la vie en forêt. Malgré leur attitude sauvage et primitive, ils semblent être fidèle à leur chef "Zul'jin". Quel'Thalas aurait été construite sur des terres sacrées pour eux, aussi ils désirent "nous chasser" de leur terre. Actuellement, ils sont bien parti pour y arriver. Les forces rassemblée sont colossale et les quel'dorei ne tiendront pas longtemps face à l'avancée trolle.
Ce qui m'a le plus marqué dans cette expérience est la manière dont cela s'est terminé. Il semblerait que les "Loa" trolls soient autres chose que des simples croyances. Le sorcier n'a cessé de faire appel à "Shirvallah", ce qui ne m'a pas inquiété outre mesure... Jusqu'à ce qu'il subisse une métamorphose assez impressionante, devenant encore plus monstrueux que son collègue.
Je me retrouvais avec un colosse troll et un tigre se tenant sur deux pattes enfermé dans une cellule de stase qui faiblissait de minutes en minutes. Même en me hâtant pour la renforcer, je ne fus pas assez rapide et ils brisèrent leur prison, se ruant sur moi. Je parvins de justesse à éviter une blessure qui m'aurait été fatale, les crocs du tigre s'enfoncèrent dans mon cou avec une facilité déconcertante sans que je ne puisse réagir. Toutefois, même s'il m'avait prise par surprise, il venait d'accroitre une faiblesse déjà évidente... La mousse brûle, la fourrure brûle... Une rapide incantation avant qu'il ne m'achève.. Malgré la douleur, je pense avoir réussi à immoler sa fourure..
Trop de sang, j'étais en train de perdre trop de sang et j'avais encore ces deux trolls face à moi. Je commencais à avoir l'habitude des situations critiques et à toujours m'en sortir, celle-ci ne serait pas une exception. Avec le sang que j'ai perdu et les deux brutes qui me dévisageait comme une proie, je ne devais pas rater mon coup. J'ai utilisé mon sang pour dessiner une rune sur chacune de mes paumes, frappant ensuite le sol pour relâcher la magie en une formidable explosion de fumée.. Couvrir mon odeur, couvrir ma fuite, gagner du temps... Le moment était bien choisi pour tester ce sort de régénération expérimental, je joins mes mains, mes runes s'illuminant d'une petite lueur argentée, puis je les place sur ma plaie.
La douleur brûlante de cette cautérisation m'arrache un cri, j'en tombe à genou, arrêtant le sort prématurément. La formule n'est pas complète... La douleur n'aurait pas du être là mais peu importe, le saignement semble avoir été arrêté, je pouvais me concentrer sur mes deux cobayes rebelles. Le tigre tenta de me bondir dessus... me frôlant, il visait la gorge alors que j'étais accroupie. Un coup de chance, mais je n'avais pas le temps de me reposer là dessus. Je m'élancais dans la direction opposée, jetant à la figure de l'autre troll une pierre sur laquelle j'avais gravé une rune explosive qui ne manqua pas de l'aveugler. L'occasion était trop belle. J'ai profité de mon élan pour lui bondir dessus et lui enfoncer ma lame dans le torse, déjà déséquilibré par l'explosion, il tomba à la renverse. Rapidement, j'ai retiré ma lame et je me suis enfuie à travers la forêt, esperant intérieurement que le sorcier accorde plus d'importance à la vie de son camarade blessé qu'à l'idée de me pourchasser.
Je ne me suis pas arrêtée une seule seconde... L'habitude de ce genre de situation m'a réellement renforcée, je suis parvenue à atteindre un camp quel'dorei où je me fis soignée. Le plus dur restait à faire : Le rapport à mes "supérieurs".