Le carnet vieilli de Nòlmë, entièrement rédigé en elfique ancien
Un millénaire, peut être un peu plus, passé à étudier la magie à Dalaran, sous l'oeil attentif du Kirin Tor. Leur façon de pratiquer était totalement archaïque, mais rester parmi eux me permettait à la fois de les surveiller et de continuer mes recherches en paix. Durant un moment du moins.
J'avais beaucoup appris, beaucoup vécu et j'avais amassé une bonne quantité d'écritures.. Il était temps de tout partager avec les miens. Je me suis rendue à Lune d'Argent. Ils avaient une source d'énergie suffisamment puissante pour que je puisse tenter une téléportation. Tracant mes runes avec habitude maintenant, je tâchais de me remémorer la sensation d'être là bas, la magie, l'invocation, le démon... Le Prince. Le portail s'ouvrit lentement et se stabilisa avec peine. Tout juste assez large pour que je puisse passer avec mes écrits, je n'avais pas le temps d'hésiter.
Mon arrivée fut quelques peu chaotique, me retrouvant sous la pile de livre que j'avais emmenés, en pleine forêt que je reconnaissais à peu près. Elle avait changé durant tout ce temps, la végétation avait repris ses droits... Et c'était une bonne chose que le monde panse ses plaies. Je met un certain temps à retrouver ma route vers la Cité, un véritable labyrinthe forestier naturel. Lorsqu'enfin, j'y parvins, je du m'identifier. Visiblement, le moment n'était pas bien choisi, il se passait quelque chose... Je pus rentrer, déposer mes écrits qui seraient archivé avec les autres.
Je fus convoquée, je dus m'expliquer, rapportant avec précision ce que j'ai étudié, la guerre à laquelle j'ai du participer, mes expériences sur le peuple troll et j'ai finis par une démonstration des techniques de régénérations que j'avais améliorées. Alors on me parla d'une autre guerre en préparation, plus au sud. Les Kaldorei bougeaient en masse, armé, ordonné... Quelque chose se tramait et apparemment, je comptais parmi ceux qui avaient été choisi pour enquêter discrètement.
Silithus... Un désert peu accueilli, Tanaris parait hospitalier à côté. Le vent de Silithus est désagréable, nauséabond, plus sec que celui de Tanaris, plus "malfaisant"... La région grouillait d'insectes en tout genre, quel lieu désagréable... Et c'était là que j'allais me rendre... C'était là que j'allais mener ma prochaine guerre.